Après être tombés sous le charme de Singapour, nous prenons un avion en direction de Kuala Lumpur, qui sera notre première escale en Malaisie. Nous y resterons 2 semaines, un séjour cependant bien trop long en comparaison avec le peu d’activités offertes par la ville.

Kuala Lumpur est tout d’abord un bel exemple de tolérance et de cohabitation harmonieuse entre des personnes issues de cultures différentes. Il s’agit également une ville asiatique aux apparences occidentales. La mégalopole sur-développée est en croissance continue.

Une copie (moins réussie) de Singapour

Le dépaysement entre Singapour et Kuala Lumpur ne fût pas aussi frappant que nous l’aurions pensé. Il suffit de se balader quelques minutes à Kuala Lumpur pour retrouver de nombreux points communs avec Singapour. Des quartiers ethniques bien définis, une vaste mixité de cultures, d’immenses centres commerciaux, un anglais très répandu, une architecture très colorée, ainsi qu’une aspiration à la modernité et au dynamisme évidente.

Cependant, Kuala Lumpur semble avoir été plus « américanisée » que Singapour. Des chaînes de restaurations américaines fourmillent dans toute la ville pour ne laisser finalement peu de places aux marchés et autres restaurants locaux, tandis que les routes sont aussi larges qu’aux Etats-Unis. Les piétons ne semblent d’ailleurs pas être les bienvenus dans cette ville où la voiture est le moyen de transport privilégié.

Enfin, coté environnement, de nombreux efforts restent à faire : la ville offre un paysage fait de béton et laisse peu de place à la faune et à la flore. Les voitures sont loin d’être hybrides et l’utilisation d’énergies renouvelables n’est pas aussi développée qu’à Singapour.

Une ville en travaux / non adaptée aux piétons

Il est difficile de se déplacer dans la ville tant les travaux sont nombreux et envahissants. Le bruit des marteaux piqueurs en fond sonore, il faut sans arrêt marcher sur la route pour éviter les échafaudages, et les bâtiments touristiques ne peuvent pleinement être admirés car ils sont également en travaux. Batu Caves, le Palais du Sultan Abdul Samad et Merdeka Square étaient par exemple en travaux lors de notre venue.

Kuala Lumpur, entre modernisme et tradition

Kuala Lumpur, entre modernisme et tradition

Ces travaux gargantuesques me remémorent des mots prononcés par Haussmann durant reconstruction de Paris à l’époque de Napoleon III :

« … Une entaille là, une entaille plus loin, des entailles partout. Paris haché à coups de sabre, les veines ouvertes, nourrissant cent mille terrassiers et maçons, traversé par d’admirables voies stratégiques qui mettront les forts au cœur des vieux quartiers … ».

Etre  piéton à Kuala Lumpur est un véritable parcours du combattant. Les trottoirs ont apparemment été considérés comme accessoires par les architectes, sans parler de leur avarice envers les passages piétons. La ville est de plus traversée par de larges voies difficiles à franchir. A titre d’exemple, pour accéder au Bird Park, le métro s’arrêtant plusieurs kilomètres avant le parc, nous avons été contraints de marcher une bonne demie-heure le long d’un périphérique..

Les appartements Airbnb, le meilleur rapport qualité-prix pour se loger

Nous avons séjourné en Airbnb dans 2 appartements différents, gérés par le même propriétaire. Tout comme nous, de nombreux voyageurs à Kuala Lumpur séjournent au Summer Suites, une résidence quasi uniquement occupée par des Airbnb. La résidence est neuve, située à quelques minutes de la station de métro Dang Wangi et les appartements sont très bien équipés (machine à laver, vaisselle complète, bouilloire, grille-pains, ustensiles de cuisine à foison…). Une salle de sport et une grande piscine à débordement sont également à disposition des voyageurs au 11ème étage.
Il est par contre important de demander aux propriétaires si la vue est agréable avant de réserver, car notre second appartement donnait vue sur un mur noir …

Un melting-pot culinaire haut en couleurs

La cuisine malaisienne reflète bien sa société… cosmopolite. On retrouve de nombreux plats d’influences indiennes, thaïlandaises, chinoises et indonésiennes.

Le « Nasi Lemak », un des plats principaux en Malaisie, est par exemple un mélange d’épices, de lait de coco, de riz, de viande, de poissons fris et de légumes. Il provoque une explosion de saveurs en bouche de par la diversité de ses ingrédients. N’oublions pas le « Satay », plat national, qui se compose de morceaux de poulet mis en brochettes et immergés dans une sauce aux cacahuètes. Un mélange sucré-salé très gourmand !

En guise de dessert ou de friandise entre deux repas, j’ai découvert le « Putu Bambu » (également appelé Kue Putu), des rouleaux verts à base de farine riz parfumés à la noix de coco. On peut retrouver ces rouleaux dans les stands de street food à Kasturi Walk ou à Jalan Alor. Ce goûter sucré et chaud est très lourd, mais délicieux !

J’ai également été conquise par les boissons sucrées malaisiennes. L’alcool peu apprécié dans ce pays majoritairement musulman, a été remplacé par de succulentes boissons non alcoolisées à base de fruits, telle que le Bandung, du lait parfumé au sirop de rose. Le thé à l’hibiscus (roselle flower tea) fût également une belle découverte.

La Malaisie est enfin un pays où l’on mange à toutes les heures. Les restaurants et stands de nourritures sont ouverts 24h/24. Les malaisiens prennent par ailleurs environ 6 petits repas par jour, souvent à l’extérieur de la maison et en compagnie d’amis.

Se rendre à Kuala Lumpur depuis l’aéroport

L’aéroport de Kuala Lumpur est très éloigné de la ville (à 52km pour être précis).

Heureusement le KLIA Express a été mis en place pour atteindre l’aéroport en 30 minutes grâce à ce train « grande vitesse ». Le terminus du KLIA s’arrête à KL Central, la station de métro principale de Kuala Lumpur.
Prix d’un billet aller simple : 12$

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