Vibrante et chargée d’énergie, riche de ses influences latines, Miami, vit au rythme des Caraïbes et de son urbanité festive.

C’est sur l’île de Miami Beach que son exotisme atteint son paroxysme, palpable depuis sa longue bande de plage, jusque dans ses rues colorées, dans lesquelles se propagent les parfums enivrants de Monoï dont ses vacanciers sont enduits, mêlés aux fragrances fleuries de ses fabuleux flamboyants.

Pour commencer la journée en couleurs, nous partons nous perdre dans les rues Arts Déco de South Beach. De la 6e à la 23e rue, le sud de l’île abrite la plus grande concentration de bâtiments Art déco au monde. Ici, l’architecture, le design et la typographie se géométrisent, les angles se courbent, les formes figuratives se stylisent. On déambule, la tête en l’air, les yeux écarquillés, au milieu de ses bâtiments aux couleurs survitaminées.

La balade prend fin à l’embouchure de l’océan, sur Ocean Drive, où la fibre artistique du « Tropical Art Deco » atteint son apogée. Reliefs, hublots, couleurs pastels, décors floraux et aquatiques, l’imagination des architectes n’a point de limites ! L’Hotel Colony, la Casa Casuarina (maison de Gianni Versace), tous les bâtiments méritent un point d’arrêt pour se faire contempler.

Mais Ocean Drive n’est pas uniquement le centre névralgique de l’Art Deco, il est également l’essence même de toute l’extravagance de la ville. Où que l’on pose le regard, tout est à l’exubérance. De jour comme de nuit, voitures puissantes, musique retentissante et muscles saillants défilent le long de la célèbre avenue.

Sous la chaleur intense, les tenues légères défilent, on explose sa créativité, on s’expose telle une œuvre d’art.

Dans la chaleur qui monte, on file déjeuner sur l’herbe de South Point, le point le plus au sud de Miami Beach, offrant une vue panoramique sur l’océan, d’un coté, et la skyline de Miami, de l’autre. Après avoir fait une halte au comptoir de « My Ceviche » une célèbre enseigne péruvienne de plats sains et frais, nous dégustons avec appétit notre déjeuner sur l’herbe, dans ce décor idyllique qui ferait rougir Edouard Manet.

Après une séance de shopping effrénée sur Lincoln Road, nous partons reposer nos petits pieds endoloris sur le sable fin de la plage qui nous attend à quelques pas de Lincoln.

Une plage de 19 kilomètres de sable blanc, inondée de soleil et de corps bronzés, borde Miami Beach. Enduits de crème solaire, on enchaîne châteaux de sables, parties de volley, bains de soleil et baignades interminables.

En fin de journée, alors que le soleil disparaît peu à peu derrière la rangée de grattes ciels scintillants de Downtown, une pause s’impose. Quelques minutes seulement, le temps de contempler le ciel qui se fond dans une magnifique palette de teintes rouges, orangées et roses.

A la lueur du crépuscule, les néons colorés de la ville s’illuminent, la féerie chromatique opère, l’ambiance s’électrise. Miami, dont le nom signifie « eau douce », se révèle épicée à la nuit tombée.

Malgré l’absence de soleil, la chaleur perdure. Robes moulantes, décolletés plongeants, démarche assurée et talons hauts sont de mise.

Après avoir dégusté une grande assiette de délicieuses pinces de crabes de roches de Floride, nous terminons la soirée (ou la commençons, pour d’autres) dans un des nombreux bars musicaux de la ville.

Caïpirinha en main, on s’enivre des sons de salsa qui résonnent à travers la ville, faisant danser les vagues de l’océan jusqu’au bout de la nuit et nous avec…

 

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