Après avoir passé 1 mois dans la province paisible d’Hoi An, notre arrivée à HCMV fût un choc brutal. Au revoir les vaches au milieu des prés, bonjour le béton, la poussière et les scooters. L’air pollué est tout bonnement irrespirable, la chaleur étouffante, les odeurs d’abats et de déchets pullulent. Malgré cette forte décontenance, nous partons à la découverte du district 1, centre et coeur de Saigon. Retour sur les traits de personnalité de la ville qui nous ont frappé.

Les rues contrastées d’Ho Chi Minh

La plus grande particularité de cette ville doit être son contraste saisissant : à quelques pâtés de maison d’écart, les grattes-ciels modernes côtoient avec de petites maisons délabrées, et les petites rues poussiéreuses où la nourriture est vendue à même le sol avoisinent de grandes allées parfaitement propres où logent des boutiques luxueuses. De frappantes dissemblances, qui dissimulent certainement de fortes inégalités sociales.

La valse des scooters

Ici, la règle, c’est qu’il n’y a pas de règles ! Les scooters se frôlent, effleurent les voitures, klaxonnent incessamment en créant une cacophonie incessante, bref, c’est l’anarchie. Pour ceux qui aiment les sensations fortes, louez un scooter, l’adrénaline sera au rendez-vous !
En comparaison avec Hanoi, les scooters nous ont paru plus dangereux que dans la capitale. A Hanoi, les scooters roulent au pas, pour avoir le temps de s’arrêter au cas où un individu traverse la route. A Ho Chi Minh, les scooters roulent plus rapidement, et n’hésitent pas à nous éviter de quelques centimètres seulement.
Agilité exceptionnelle ou inconscience absolue ?

Des monuments emblématiques de l’histoire

La plupart des musées et attractions touristiques de la ville sont orientés  vers l’histoire du pays. Le palais de la réunification, où les chars de l’armée nord-vietnamienne enfoncèrent les grilles du palais et marquèrent la fin de la guerre ; le musée de la guerre, où figurent les atrocités et souffrances qu’a connu le pays, incarnent des symboles de victoire, de fierté et d’indépendance aux yeux du monde. Une belle émotion se dégage de ces lieux.

Pour le reste des attractions, telles que la poste municipale, l’Opéra de Saigon, l’hôtel Continental ou encore la cathédrale de Notre-Dame, celle-ci méritent le coup d’oeil de par leurs belles architectures coloniales, mais se visitent très furtivement.

Parcourir la rue animée Bùi Viên

Grouillant de bars plus ou moins sains, la rue Bùi Viện déjà bien animée en journée devient bondée à la tombée de la nuit. Les backpackers, routards, et autres voyageurs étrangers viennent ici boire des bières à bas prix.

C’est aussi le quartier rouge d’Ho Chi Minh, les serveuses déambulent en tenue minime, et les propositions illégales vont bon train. Néanmoins, le quartier reste intéressant à traverser, pour ses lumières, ses couleurs et son effervescence.

La signature culinaire de la ville : la Street-Food

Incontournable, la cuisine de rue de Saigon est un véritable spectacle à ne pas manquer. A la tombée de la nuit, des dizaines de rues se transforment en restaurants à ciel ouvert, dans une atmosphère animée et conviviale.

Nous visiterons la rue de Street Food la plus proche de notre hôtel, dans le District 1 : Co Giang. Fréquentée à 90% par des locaux, l’immersion y est immédiate. Les barbecues fument, les woks frétillent et les chaudrons bouillonnent.

Nous nous attablons au fameux Hoàng Yên, (121 rue Co Giang), réputé pour son Bò lá lot , un plat typique du sud du Vietnam. Il s’agit de tranches de bœuf grillé parfumées à la citronnelle, à enrouler dans de la salade, des herbes aromatiques, et à tremper dans une sauce nuoc nam. Un vrai délice ! (20 000 dongs le plateau).

Le calvaire de l’hébergement

Après avoir réservé une chambre onéreuse dans un hôtel qui s’est finalement avéré être une auberge de jeunesse délabrée proposant de minuscules chambres (sans eau chaude), nous partons à la recherche d’un autre hébergement, dans les rues étouffantes de la vieille ville.

Rue après rue, tous les hôtels/auberges nous proposent des prix exorbitants pour des chambres vétustes, minuscules et sans fenêtres. Après plusieurs heures de recherche, nous rendons les armes et acceptons une chambre d’environ 5 m2 au Yumi Hotel, (pourtant affichée à 20m2 sur Booking.com). Un cafard de la longueur de mon doigt nous y tiendra d’ailleurs compagnie toute la nuit. Est-ce la poisse, une réservation trop tardive ou bien que ce seul ce type de logement existe à HCMV?

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Pour clôturer notre séjour à Ho Chi Minh sur une note plus positive et marquer la fin de notre voyage au Vietnam, nous profitons du beau couché de soleil pour aller boire un cocktail sur un des nombreux rooftops de la ville : The View.
L’Happy Hour de 17h à 20h propose de délicieux cocktails à 5€, parfaitement dosés et servis dans de beaux supports originaux. Le lieu est convivial, sans prétention, et offre un spectacle imprenable sur la ville en effervescence, notamment à la tombée de la nuit.

Le lendemain matin, nous quittons non sans émotions le Vietnam après 2 mois de périple, des souvenirs plein la tête, les yeux éblouis par de magnifiques paysages, et le cœur marqué de belles rencontres.

Goooooodbyyyye Vietnam !

 

 

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